Images

2020

Trance, Emilio Belmonte
L'homme aux schizomètres, Kevin Poezevara et Fred Uran
Coquette, Chris Nizou
I clap hands - Hugh Coltman, Elie Girard
Les dévastés, Emilie Lamoine
Contre toute lumière, Sylvain Beaulieu
Les âmes bossales, François Perlier
Sahara, la fureur et  l'oubli, Jean-Pierre Krief
Les murmures du palais, Pierre-Laurent Ledoux
Splendeurs et illusions, Xavier Liebard







Trance

long métrage documentaire d'Emilio Belmonte
(avec Jorge Pardo, Toumani Diabaté, Mark Guiliana, Edmar Castañeda, Niño Josele, Carlos Benavent ; tournage au Mali, Espagne, USA)


À 62 ans le musicien Jorge Pardo, père de la fusion Flamenco-Jazz, se lance un défi: rassembler les plus grands musiciens de flamenco et de jazz pour un concert unique, acceptant pour la première fois d'être lui même sur le devant de la scène (après avoir joué longtemps avec des stars comme Paco de Lucia ou Chick Corea). Avec sa flûte et son saxophone toujours en quête de la transe, c’est un véritable enjeu pour lui. Son voyage au quatre coins du monde, de l’Andalousie à New York, s'annonce rempli de moments exceptionnels, mais l’issue est incertaine. Ces rencontres avec des artistes hors pair vont révéler une quête très personnelle qui questionne son rôle comme musicien et la responsabilité de laisser des traces aux nouvelles générations.






Première année dehors, journal de bord

documentaire de Valérie Maans

Trois hommes sortent de prison, après avoir purgé des peines de 2 à 30 ans. La réalisatrice capte leur trajectoire leur première année dehors, sous la forme d’un journal de bord. Norbert, Raphaël, Yemine se confient sur les étapes de cette nouvelle vie. Tout en délicatesse, nous observons comment leurs projets se heurtent à une réalité sociale, affective et sanitaire et se transforment au fil de leur expérience du dehors.
Un film qui explore l’empreinte physique et psychique de l’incarcération et les enjeux qui se posent à la sortie de prison. Peut-on réapprendre à être libre ?






Errer

clip de kissdoomfate

you excite my energy / loosening me all the way down / to the ground / where you are / breathing in / particles of black soil / my eyes touch the clouds / hair waves in the liquid of outer space / where we wander together, forever / your body’s made of sandy cells / my body’s made of fiery rays / but we’ll wander together, forever / i listen for you in echoes of birds / and taste your sweet evaporated sweat / in the Aurora / you move inside of me now / if you disintegrate I’ll burn the sky / oceans, suns will wait to die / moving out of rhythm / moving out of rhythm






Splendeurs et illusions

documentaire de Xavier Liebard
(avec le NTP)

Avoir 20 ans lorsque l’on sort des meilleures écoles de théâtre en France, c’est forcément se confronter à la sélection, à la solitude, au carriérisme, aux institutions, aux regards des professionnels. Mais ça, ils n’en voulaient pas. Ils avaient envie d’autre chose, d’inventer un Théâtre qui leur ressemble, plus libre et plus proche du public. Un théâtre à leur hauteur.

Ils cherchaient un lieu improbable pour accueillir leur rêve, concrétiser leur utopie. La grand-mère de l’un d’eux possédait un grand jardin dans un petit village dans le Maine et Loire à Fontaine Guérin. Elle a dit « Oui ». Alors ils ont construit un plateau en bois sous l’ombre bienveillante d’un clocher torsadé, en montant les pièces qu’ils avaient envie de jouer, avec exigence et gourmandise. Le public est venu sorti d’on ne sait où, chaque fois un peu en plus nombreux… Et le rêve d’un Nouveau Théâtre Populaire a pris corps au milieu des champs.

C’est l’histoire d’une génération de jeunes artistes qui réinvente un mode de collectif en brisant les codes des institutions. C’est l’histoire d’une jeunesse talentueuse qui porte encore l’envie de changer le monde qui l’entoure. C’est l’histoire d’une génération de comédiens qui ont vieilli ensemble et qui prennent conscience 10 ans plus tard, de l’audace et de la fragilité de leur rêve.

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Répondre au réel par la parole, aux machines par le corps, à l’argent par l’esprit, au silence par le poème, au désordre par la permanence, au libéralisme par l’artisanat, au passé par le présent, à la logique par le feu, à la fatalité par l’instant, à la douleur par le cri, au béton par le bois, au pouvoir par le groupe, au discours par la question, à la pluie par le jeu, à la mort par le rire, aux étoiles par l’amour. Répondre enfin, à notre mesure, avec nos moyens, ensemble, sans attendre, à cette grande soif spirituelle qui nous habite tous acteur et spectateurs